La Biscuiterie Delfour : 
Une histoire de famille

Une histoire de famille

‣ 1920

Dans les années 20 mes arrières grand-parents tiennent une épicerie. Ils sont encore jeunes mariés lorsque mon arrière grand-père se lance dans la pâtisserie.

Se rappelant alors le goût de son enfance, il confectionne à l’arrière de sa boutique sa madeleine de Proust.

1950

Cette madeleine, au goût si rassurant qui nous évoque notre enfance, est si originale, que mon grand-père décide de la rebaptiser. Ainsi éclot auprès de sa rose, la si douce, la si généreuse et la si parfumée « MARYLEINE »

Mes arrières grands parents, Nicolas et Maria
Ce dessin, réalisé par mon grand-père, met en scène une Maryleine si belle, si bonne et si généreuse que l’abeille préfère butiner le gâteau plutôt que la rose !

De père en fils

‣ 1939

Alors que mon grand-père était destiné à suivre les traces de ses parents, il prendra finalement le chemin de l’armée puis de la police lors de la guerre. Sa première vocation est donc mise en sommeil.

‣ 1960

Ce n’est que bien des années après la guerre, que mon grand-père, reprendra le chemin de la pâtisserie. La passion est toujours bien présente. C’est au fond de son garage qu’il retrouve son matériel de pâtissier et relance la fabrication de la douce Maryleine qu’il vendra auprès des boulangeries, épiceries et restaurants quercynois.

‣ 1975

Il est temps de passer le relais. Au cours de ces années-là, il voit disparaître son commerce quand ses enfants refusent de perpétuer son savoir-faire. Mais contre toute attente Patrick, alors jeune marié décide de relancer l’activité artisanale. Pendant près de deux ans, mon père sera alors formé au secret de la pâtisserie.

La naissance de la biscuiterie 

1978

Alors que Patrick Delfour ne commercialise que la Maryleine il décide de décliner la gamme avec la Couronne Lotoise et le Savoureux. Jusque là les gâteaux étaient vendus dans des panières ou des cagettes en bois. Un des grands changements fut de changer le conditionnement et de passer en sachet de six.

‣ 1977

Mes parents se lancent dans l’aventure. Dans le garage de la maison, comme jadis son aïeul, ils vont cuire les premières fournées de gâteaux.

Patrick Delfour confectionnera les biscuits le matin pour les livrer les après-midis au volant de sa 4L. Jusqu’en 1980 les clients de l’entreprise seront alors les petits commerces tels que les Épiceries, cafés, hôtel-restaurants et les comités d’entreprise locaux.

Les créations

‣ 1982

​​Travailleurs et passionnés, mes parents ne se contentent pas de la Maryleine et développent de nouvelles recettes.

Nous retrouverons parmi tant d’autres le Savoureux tradition, quatre quart de 1 kg, la Couronne lotoise connue sous le nom de Massepain, le savoureux au chocolat, le savoureux aux fruits, la meringue ou encore les croquants quercynois.

Mais l’un des grands succès fut le gâteau aux noix : gâteau emblématique et typique de notre région.

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L’atelier

‣ 1982

Le travail et la passion de Patrick Delfour et de sa femme vont entrainer une expansion rapide. La diffusion des biscuits va vite dépasser la ville de Cahors et ses environs et toucher plus largement la région Occitanie. 

Ce succès amènera de nombreux changements d’organisation. Le garage situé à la Métairie-petite devenant trop étroit un déménagement aura lieu au Mas de Saboth sur le causse, du haut des falaises qui surplombent le petit village de Vers en direction de St-Cirq-Lapopie .

C’est donc au Mas de Saboth que Patrick Delfour aménagera une vieille grange pour la transformer en atelier artisanal.

‣ 1984

La biscuiterie se transforme en SARL, 35 nouvelles recettes sont créées.

‣ 1991

Agrandissement du bâtiment, 10 personnes nous aident à fabriquer nos délicieux gâteaux.

De 2000 à nos jours

Depuis le début de ce nouveau siècle, les enfants de Patrick et sa femme rejoignent successivement la biscuiterie. Ils apportent, alors, à leur tour, la vision de leur temps dans le respect d’un savoir-faire ancestral. 

C’est avec passion qu’ils s’attachent à perpétuer la tradition familiale et son secret de fabrication !

C’est dans cette lignée, que depuis mon enfance, je désire développer ce savoir.

Il m’est donc apparu, comme une évidence, de perpétuer cet héritage, ici, à Saint-Pierre-Lafeuille, avec mon épouse Estelle.

Le goût de la
Transmission

— LOUIS DELFOUR